February 10, 2008

Las Bombas del Chota (2): Marabu


J'avais déjà posté un album des très bon Marabu d'Equateur (Ecuador). Voilà son petit frère "Loco de amor". Il est tout aussi intense que "Agua viva" qui pourrait être choisit comme slogan pour les prochaines élections municipales 2008 par les listes écologistes, tant son contenu est explicitement "éconsciencieux". Encore faudrait-il que l'Europe soit vraiment en marche et que suffisamment de Français parlent l'Espagnol ! Comme le titre de l'album l'indique, il s'agit ici d'amour, d'amour, et encore d'amour. Des titres comme "no comprenden" ou "hoy comprendi" avec la guitarre qui s'envole, la guacharaca qui s'énerve, les percussions qui grondent et la douce voix du chanteur vous transporteront sans peine dans des états sentimentaux mélangés que peu de musiques arrivent à créer: joie et mélancolie se tiennent la main pour vous emmener jusqu'au fond de la Valle del Chota.

Pour plus d'informations en Français sur les Bombas del Chota lisez ce billet sur Radiocanalh: Las bombas del Chota : Equateur (1).

A propos d'informations. Toute traduction de cette page (coréen) en Français, Anglais, Allemand ou Espagnol sera appréciée: il s'agit de Marabu qui sont partis en tournée au Japon. Par chance quelques bribes d'information sont en espagnol ainsi on en apprend un peu sur la tournée des Marabu:

  • 1997 - 1998 : Encuentro de la Musica Bomba en carnaval de Coangue
  • 1997 - 2002 : Carnaval de Coangue
  • 2002 - 2003 : Festival de Musica Enedita Chota; Carnaval de Musica negra en Esmeraldas
  • 2004 - 2005 : Carnaval de Esmeraldas Festival de musica Inedita Negra
  • 2008: esperamos a los Marabu en Occitania (Francia) !


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January 30, 2008

Kompa Direk (No. 1)



Finir ses études, déménager, prendre quelques vacances, chercher un nouveau boulot, voilà ce qui fait pratiquement 6 mois d'absence sur Radiocanalh.

Mais il y a aussi plus de musique dans les tiroirs et sur la toile... Alors pour reprendre le pli on commence avec ce beau mix à écouter sur world passport.

August 8, 2007

Gainsbourg: l'homme à la tête de chou



Gainsbourg a toujours aimé s'inventer des amoureuses fantasques et infidèles, qu'elles se nomment Annie, Laetitia, Marilou ou Melody Nelson, et une fois encore il nous raconte un périple en terre inconnue, mission de sauvetage d'une nymphomane qui finira… (je vais pas vous raconter la fin quand même !)

Vous voilà devant l « homme à la tête de choux », sorti en 1976, véritable roman en chansons, comme avec "histoire de Melody Nelson" déjà posté sur ce blog. Comme dans "histoire de Melody Nelson" une partition musicale toujours aussi soignée, une écriture imparable qui laisse une large place aux aphorismes rimés et autres délires érotomaniaques...Comme dans "histoire de Melody Nelson", une large place à l’ « overspeaking », cette façon si spéciale qu’à Gainsbourg de ne pas chanter sur la musique mais de garder une intensité avec sa voix suave et inquiétante. En fait la plupart du temps, c’est vraiment une histoire qu’il raconte, sur un fond sonore. Mais l’artiste étant à l’origine des deux, l’unité est parfaite.

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August 1, 2007

Gainsbourg: Aux armes et caetera




Personnellement, le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet. A la rigueur, je me lève pour mettre du reggae. Et encore pas n’importe quoi : l’album Aux armes et caetera. En 1979, Gainsbourg ouvre son Grand Larousse encyclopédique à la page Marseillaise découvrant qu'à partir du deuxième refrain il était marqué Aux armes, et cætera … ce qui lui donna alors l'idée d'un titre pour une nouvelle chanson. Mais comme il traversait aussi une passe difficile suite à l'insuccès de ses œuvres poétiques et a contrario de l'engouement du public pour la chanson disco Sea, Sex and Sun (qu'il dit avoir bâclé), il décide de prendre des vacances. Il attrape sa lampe-globe, l’allume (il est 3h du matin), la fait tourner les yeux fermés, puis pose son doigt dessus. Jamaïque : la nouvelle destination de ses vacances est arrétée.

Là-bas, Gainsbourg ne peut évidemment pas arrêter de composer, et comme il est crazy in the coconut, en une semaine, les dix morceaux sont terminés. "Pour moi, c’est le meilleur album reggae fait par un non-Jamaïcain", lâche sans hésitation Sly Dunbar (qui avec Robbie Shakespeare fait partie de la section rythmique. On retrouve comme sur Mauvaises nouvelles des étoiles, les I three dans le chœur ). Cet album fait évidemment des vagues en France, mais le public, crazy in the coconut as well, lui donne raison : Aux armes et caetera s’écoule à un million d’exemplaires et permet à Gainsbourg d’occuper, pour la première fois de sa carrière, la tête des hits parades.

On raconte que des militaires, plus exactement un bataillon entier de paras, énervés contre cette marseillaise épicée s’étaient retrouvé à un concert de Gainsbourg en Alsace, bien décidé à pourrir l'ambiance. Ils étaient tellement nombreux, que les musiciens jamaïcains de Gainsbourg n’ont pas voulu monter sur scène, inquiétés par une éventuelle baston (pour tirer les cheveux les paras ont un avantage certains sur les rastas...). Gainsbourg s’est alors avancé, seul sur scène et a chanté la Marseillaise A capella, la version originale, cela va sans dire…

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July 28, 2007

Control Machete: Artilleria pesada



Control Machete, c’est d’abord une voix. Enorme, rauque, grasse, puissante. Une voix qui fait trembler tes parlantes. Les membres : Fermin IV qui a collaboré avec Cypress Hill sur « siempre peligroso », Patricio "Pato" Chapa Elizalde, et Toy Kenobi (Toy Hernández) qui a collaboré à l’album de Celso Piña « Barrio Bravo » (à venir sur ce blog). Et une autre, avec un timbre plus classique, plus claire, stable et assurée. Control Machete est un groupe de rap mexicain qui vient des montagnes du Nord du Mexique, Monterrey. Le nom du groupe est la fusion de deux mots qui signifient selon le groupe: « La possibilité pour l’humanité d’agir avec discipline (control) ; et la machette, comme la faucille du drapeau soviétique, l’instrument pour couper la façon actuelle de penser. La bataille entre le contrôle et la machette est la façon d’obtenir un équilibre ». Les paroles des chansons sont fidèle au choix du nom du groupe. Un rap conscient, comme je l’aime. Rebelle aussi. Bref pas un rap d’épouvantail en chaînes en or, mais un rap qui dépeint le décor. Une musique collante, lourde, un peu noire. Pleine d’esprit et envoûtante.

Control Machete a commencé avec un album, « mucho barato » en 1997 qui est plutôt rock/fusion. Il marche très bien dans le monde latin. Puis, un peu comme les Beastie boys quelques années auparavant, Control Machete évolue doucement vert le rap, puis s’y installe. Et ils font bien car chaque album ( « mucho barato » est suivi de « Artilleria Pesada » en 1999 de « Uno, dos: bandera » en 2003 et de « Eat Breath and sleep » en 2006) est une nouvelle bonne surprise pour les amateurs de rap conscient.

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July 27, 2007

Spook and the Guay: Mi Tierra



Spook and the guay. Déjà la nom, on a beau être anglophone, hispanophone, on comprend rien ! Sur scène, c’est pareil. Cette grosse formation de rock alternatif festif (Xavier Couderc, chant ; Nicolas Birotheau, chant, guitares ; Pierre Tavalera, guitares ; Sébastien Denys, batterie, programmations ; Julien Tavalera, basse ; Raphaël Beau, claviers, accordéon ; Bruno Pacton, trompette ; Jean Joncquez, sax) fout littéralement le oaï avec du rock, du ska, du reggae et une brise latine (plusieurs membres ont habité en Amérique du sud) pour rafraîchir les idées. Je me souviens de les avoir vu deux fois au feu Bikini à Toulouse, et ces concerts restent des événements sportivo-accoustico-festif incroyables dans mon curriculum vitae d’iroquois aux cheveux verts... Je me souviens d’un poto gersois traversant tout le Bikini sur les bras du public, et de lancer le pogo dans la poussière, à Auch, avec un autre poto, « l’australien ». Ce jour là, on a même fait une « initiation au pogo » pour une charmante équatorienne.

Leur premier album, « Mi Tierra » sort en 1996 et est assez rock. Si Todos Tus Muertos (voir billet précédent) sont les contemporains de la Mano Negra en Argentine, Spook and the guay semblent avoir repris le flambeau de la Mano Negra en France. Et on les en remercie, parce qu’ils ont réussi au terme de trois albums et un live à construire une carrière, un son, un message cohérent et remuant qui faisait défaut dans le paysage musical français. Des chansons comme « la maleta », « sit upon the riddim », « anti racist soldiers » (cliquer sur "audiolien") sont des bombes pour votre salon transformé en dancefloor. Finalement, ils chantent en espagnol, en français et en anglais. Excellent pour améliorer votre niveau en langue !

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July 26, 2007

Todos tus muertos: Dale Arborigen



Félix Gutiérrez à la basse, Horacio Villafañe à la guitare, Cristian Ruiz à la batterie et Fidel Nadal au chant ! Voilà un groupe intéressant : formé en 1985, on trouve dans leur punk rock une énergie et une revendication qui jaillit directement du contexte social : période post Videla en Argentine. Malgré leur base profondément ancrée dans la culture punk, dès le début, ils développent une originalité (pas nouvelle il est vrai, les Clash le faisaient déjà) en intégrant des influences afrolatines et reggae dans leur punk. Bref vous voilà avec l’équivalent de la Mano Negra en Argentine…(Fidel Nadal, le chanteur fait d’ailleurs partie de la Mano Negra sur Casa Babylon). Leur chansons sociales, engagées, invitent à la prise de conscience, à la réflexion, à l’engagement et l’énergie débordante de leur musique, naturellement, à la fête ou...à la révolte !

Sur cet album, de 1994, un de leur meilleur avec « el camino real » (que je posterai plus tard), ils effectuent un travail vraiment au croisement du reggae, du punk, du ragamufin, hardcore, sans oublier la sauce latine. Et non, cela ne fait pas un affreux mélange. Au contraire, Todos tus muertos maîtrise complètement ces passages de l’un à l’autre et le résultat est particulièrement probant en concert : une bombe ! Dale arborigen compte avec la collaboration de Manu Chao, Fermin Muguruza, des musiciens des Fabulosos Cadillacs et los Auténticos Decadentes.

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July 15, 2007

Reggaeton ceibeño: de La Ceiba, Honduras


los Raggamofin Killas

Aujourd'hui, je vous laisse avec cette petite compilation de reggaeton ceibeño chopé au Honduras lors d'un séjour à La Ceiba en 2005. La Ceiba, Honduras, est un petit port de pêche au bord de la Caraïbe (50 000 hab). Difficile donc de trouver du reggaeton ceibeño en dehors du Honduras ou de quartiers catrachos aux USA. C'est le genre de musique qui là-bas, vous réveille tous les matins, vous agace au début, puis devient une sorte de pulsation vitale qui vous accompagne partout. Elle fait maintenant remuer les popotins parisiens !

Parmi les artistes les plus connus dans le reggaton hondureño, les Raggamoffin killas sont en bonne place. Ils ont la particularité d'être très jeunes, d'avoir peu de moyens, mais une bonne production musicale. Leur reggaeton est matiné de punta, s'inspire de salsas ou de reggae et, à noter, moins misogyne que le gros des titres reggaeton. Leurs titres, "Niña bella", "en exesso de flow", "me desesperas" sont des classiques au Honduras. De La Ceiba toujours, on trouve Los locos del ghetto, qui on dit, possèdent une chanteuse de 13 ans qui ferait rougir Dj Sy (le plus en vogue au Honduras). Il y a La vieja escuela aussi avec ce reggaeton engagé: "tienes que estudiar, esa palabra me la digo mi Mama..." en rapport avec l'éducation et l'influence positive de certaines mamans. Il y a surtout, surtout, ce reggaeton fabuleux de Street loons: "La Runga" qui s'ouvre sur un rythme de congas, intègre une ligne de piano type salsa et explose dès le début lorsque le beat reggaeton arrive. Un titre underground, peu entendu en dehors du Honduras et qui fait pourtant fureur sur le dancefloor aussi bien à la Casona qu'à Paris. Malheureusement les membres se sont séparés, certains continuant leurs études (Mekos Kamikaze), travaillent toute la journée ou ont émigré aux USA ou en Espagne. On trouve encore bien d'autres artistes qui témoignent de la vitalité du reggaeton à La Ceiba: Área Restringida, Cabeto, etc. Et pour une bonne alternative au carnaval de Rio, et une introduction en vivo au Reggaeton ceibeño, allez au carnaval de La Ceiba fin mai !

Y como dicen alla: "lo mejor de La Ceiba esta en su gente." ... "y en su musica" digo yo.

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July 9, 2007

Histoire de Melody Nelson: Gainsbourg



Ok, je viens de vous présenter un album reggae de Gainsbourg. Inversons la température, inversons les ambiances voilà « Histoire de Melody Nelson ». L’album commence avec une basse envoûtante qui évoque de suite un univers sombre, nocturne et mystérieux. Le concept album reste dans cette veine là, mais avec toute une douceur que vient ajouter la voix et les arrangements magnifiques de Gainsbourg.

L’Histoire de Melody Nelson, c’est l’histoire d’un homme en Rolls Royce qui percute une jeune fille à vélo. Dans la vraie vie, Gainsbourg s’est acheté une Rolls. Surtout pour se faire plaisir en concrétisant une sorte de rêve de gamin. Mais comme Gainsbourg n’a ni le permis, ni la volonté de se farcir un chauffeur, la Rolls reste la plupart du temps au garage, à la grande satisfaction de tous les cyclistes de l’époque, qui connaissent le penchant de Gainsbourg pour la boisson et le joint ! Malin le Gainsbourg : il achète la Rolls et réalise ainsi un rêve. Mais pour continuer à rêver, il laisse la matérialité du rêve immobile. Le rêve continue alors et l’emmène en voyage. Un nuage de fumée, une somnolence ou un songe arrosé, ce voyage musical nous raconte l’histoire de Melody Nelson.

Je ne vous en dis pas plus… A vos écoutilles.

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July 5, 2007

Gainsbourg: Mauvaises nouvelles des étoiles



1921: un couple russe débarque en France. Sept ans plus tard naît un enfant à la "tête de choux" : Lucien, dit Serge. Son père joue du piano dans les cabarets et exige de lui une parfaite éducation scolaire et musicale. Menacés par la guerre, les Ginsburg quittent Paris pour l’Occitanie. Ils ne reviennent qu'aux dix-sept ans de Serge qui s'inscrit au cours de dessin de l'Académie Montmartre....

1979 : comment fait Gainsbourg pour pondre du reggae tristounet ? Gainsbourg vient d’être quitté par Jane Birkin, sa mère vient de s’envoler… Mauvaises nouvelles des étoiles, est empreint d’une lourde nostalgie, camarade. Nostalgie que chacun traverse un jour, mais adoucie par la section ryhtmique (emmenée par Sly Dunbar et Robbie Shakespeare) qui nous rappelle que les cœurs battent et que la vie continue coûte que coûte et nous emportera dans son flot.

Enregistré à New Providence, une île aux Bahamas, son deuxième album reggae (le premier étant l’excellent Aux armes et caetera) compte aussi parmi ses musicien-ne-s Rita Marley, Judy Mowatt et Marcia Griffiths, les I Three, choristes mythiques de Bob Marley. Pourtant l’album ne connaît pas le succès de aux armes et caetera. Est ce parce qu’il aborde la politique et la religion avec la provocation et l'humour grinçant de Gainsbourg qui en font une légende ? Il y affiche une fierté (feinte ?) d’être juif en rappelant quelques personnages illustres. Il faut peut être y voir une réponse cinglante à toutes les attaques qu’il avait subit après sa version personnelle de "la marseillaise". Une réponse de Dreyfusard. Mais si il chante en refrain « Dieu est juif », il n’oublie pas de prendre ses distances car « croire c’est aussi fumeux que la ganja »…vers pour lequel ses amis rastas le renieraient sûrement. Il aborde aussi sa relation avec Charlotte (Shush, Shush Charlotte) les militaires (la nostalgie camarade), et son côté Gainsbarre (Ecce homo).

Bref, un album magnifique, plein de sa vie et de ses souffrances, mais qui a un effet thérapeutique certain pour l’auteur et les fans. Paul Klee avait aussi traduit son mal être en art et Gainsbourg lui emprunte d’ailleurs pour cet album le nom d’un tableau. Gainsbourg voulait être peintre… Encore un regret ?

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July 4, 2007

El sonido bestial de Richie Ray y Bobby Cruz



Ricardo "Richie Ray" et Bobby Cruz sont deux musiciens de salsa portoricains.

Richie Ray, leader de groupes, compositeur, arrangeur et pianiste virtuose et inséparable de son éternel ami Bobby Cruz, commence la musique avec le piano à sept ans. La complicité de longue durée avec Bobby Cruz, chanteur, a commencé juste cinq ans plus tard en 1957 lorsque Richie Ray jouait de la basse dans un groupe mené par Bobby Cruz.

Leur carrière alterne mambos, latin jazz, boogaloos (fusion de musique latine et de soul) et surtout des salsas (romantica et descarga). En 1968, Richie Ray et Bobby Cruz sortent "Los Durísimos". En 1970, ils quittent New York pour Porto Rico. Transition difficile d'abord, ils ont ensuite assez d'argent pour ouvrir un nightclub à San Juan, revendu ensuite, car cela leur prenait trop de temps et qu'il préferaient ce consacrer aux concerts.

El Sonido Bestial (Richie Ray y Bobby Cruz) en 1970, le tout premier album sorti chez Vaya est enregistré par Johnny Pacheco et a été leur meilleur album sur ce label. Peu après ils se convertissent à l'évangélisme, abandonnent la salsa laïque et commencent à enregistrer des thèmes religieux, utilisant leur musique pour convertir. Malgré ces changements spectaculaires, le public a continué à être fan du duo.

Ensemble, Richie Ray et Bobby Cruz sont les pasteurs de plus de 20 églises de Porto Rico aux États-Unis, et Richie Ray a fondé le label indépendant Salvation Records pour diffuser la musique chrétienne.

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June 27, 2007

Louie Ramirez: Ungawa



Louie Ramirez (1941-1993) est un compositeur, arrangeur, vibraphoniste et joueur de timbales hors pair, faisant de cet album un incontournable dans la catégorie salsa. Il réussit à donner à la sienne un style comparable : un genre de Jazz latino à sa sauce. Ramirez a aussi été un des précurseurs du style « balade » des salsas des années 80, format qui perdurera surtout dans les formations sud américaines et porto ricaines.

Louie Ramirez a toujours été surprenant, un avant guardiste à son époque et tous ses albums étaient attendus comme le soleil l’est en ce moment alors que l’été n’arrive pas dans la capitale. Bref, attendu pour renouveler le climat musical. C’est tout naturellement que le président de la Fania, Jerry Masucci le découvre et lui confie les arrangements d’autres formations. Son habileté à créer des arrangements dansants était aprécié des chef d’orchestre comme Tito Rodríguez et Tito Puente qui ont représenté son talent musical.

“Conozca a Louie Ramírez,” son premier disque en 1963 l’introduit dans le paysage musical. Depuis de nombreux grands noms ont chanté ses compos : Tito Allen, Jimmy Sabater, Adalberto Santiago, Cheo Feliciano et Rudy Calzado. Ramirez répéta ses succés avec sa collaboration avec Ruben Blades dans “Louie Ramírez y amigos”, un disque d’anthologie.

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June 20, 2007

Pete Rodriguez: I like it like that



Au début des années 60, au milieu de ce qui allait devenir la préhistoire de la salsa, les états uniens, étourdis par le boom des rythmes qui rendaient fous la jeunesse collaient le nom de twist sur tout et n’importe quoi. A ce moment là, la musique latine était en pleine crise. De nouvelles tendance apparaissaient et faisaient fureur comme le son des Beatles, du twist et du rhythm'n'blues, ainsi que la soul commerciale relancée par Motown. Le swing des grands groupes latins apparus dépassés par rapport aux jeunes latinos de New York.

C’est à New York que musique latine, twist et rythm'n'blues ont fusionnés pour produire le boogaloo, représenté par le tube de Pete Rodríguez "I like it like that". À partir de ce moment, un grand nombre de petits groupes créa la fièvre boogaloo avec des variations comme le shing a ling et l'afroloo, qui mena la musique latine jusqu'au début des années 70, quand il a passa le pouvoir à la salsa, pour qui il avait frayé le passage.

Sorti en 1967, sur le label Alegre, cet album a tout d'une bombe musicale. Personnellement, je ne résiste pas à la puissance de l'enthousiasme de "I like it like that" qui ouvre le bal, chanson qui parle du boogaloo lui même. La moitié des titres présentés sont des boogaloos (« I like it like that », « Micaela » et « Soy el Rey »), l'autre nous fait tout de même découvrir des descargas (« El Hueso », « Pete's madness » et « 3 and I »), et il reste un dernier morceau, une salsa (« Si quieres bailar »). On remarquera la présence de Tony Pabon (trompette, chanteur, compositeur, arrangeur) qui formera quelques années plus tard l'orchestre « La Protesta ».

Un album à télécharger pour ceux qui dansent en se levant tous les matins où ils en ont le temps...

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June 17, 2007

Israël Vibration: the same song



Le public est généralement epoustouflé pendant les concerts d'Israël vibration de voir trois viellards handicapés délivrant un message religieux via des polyphonies magnifiques. Le tout dans un entrain certain qui les fait sauter sur leurs béquilles !

Dans les années 50, une épidémie de polio frappe la Jamaïque, épidémie à laquelle n'échappent pas nos trois compères. Ils se rencontrent au centre de réhabilitation, commencent à chanter, puis se font virer parce qu'ils commencent à se faire pousser la touffe une fois qu'ils découvrent le rastafarisme (via les Twelwe Tribes). Ils survivent un moment dans la rue, puis avec l'aide des Twelve Tribes réussissent à enregistrer the Same Song.


Cet album, une réédition du vinyle, contient une version longue de "the same song" augmenté de dub, plus la version 12'' du single "Crisis" avec sa version dub où apparait Augusto Pablo au mélodica. Il est édité chez Pressure sound, Emi. La version originale date de 1978.

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June 15, 2007

Ijahman Levi: Tell it to the children



Ijahman Levy, né en 1946 à Manchester en Jamaïque, est un des artistes les plus mystiques du roots reggae. Il passe son enfance dans l’un des ghettos les plus chauds de Kingston : Trenchtown... Il commence à chanter dans la rue, c’est là où il rencontre Bob Marley, qui faisait la même chose que lui à quelques rues de là. La légende veut que le premier blanc qu’il ait vu se nommait : Chris Blackwell, le patron d’Island. Il écouta attentivement I jah man, alors âgé de 13 ans, et lui dit qu’il serait un jour chanteur s’il travaillait quotidiennement. C'est ce qu'il fit et il ne tarda pas à entamer une carrière prolixe.

Jusqu'au jour où sa vie prend un contour dramatique, après quoi il fait deux ans de prison. C’est à cette époque qu’il va découvrir la Bible et qu’il prend le nom d’Ijahman.En sortant de prison, il est seul, sa famille l'a quitté, et il trouve refuge à Saint Agnès Place, siège du mouvement des 12 tribus d'Israël. Lorsque vous rencontrez l’homme, il vous parle tout de suite de sa foi, de ses rêves… Toujours souriant, il peux passer des heures à vous raconter comment il a écrit telle chanson ou bien où il a trouvé l’inspiration de telle chanson. Lorsque vous évoquez son amitié avec Bob Marley, il se rappelle un rêve qu’il avait fait sur son ami. La plupart de ses titres sont issus de ses rêves qu’il décrit comme des messages de Rasta. Ijahman ne joue pas un rôle. Il ne fait que répéter et interpréter les paroles de Dieu, de son dieu… (source principale: Reggae.fr)

Voilà un album "du dimanche matin" comme je les appelle: les albums plein d'allégresse, cools, qui donnent plus de force qu'un bon café noir et avec lesquels ont a envie de sourire, positiver, prendre son temps, aprécier les petits rien que nous laisse la vie. Mon titre préféré est "closer", il fait d'ailleurs partie des meilleurs titres de reggae roots selon moi. Un titre très love.

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June 14, 2007

Las bombas del Chota (1): Equateur



« El Chota » est une rivière qui descend des Andes vers le Pacifique. Elle creuse une vallée chaude et sèche où vivent approximativement 2000 afro-écuatoriens noirs (ou Afro choteños). Les communautés principales se trouvent dans les Provinces d’Imbabura et Carchi à Ambuqui, Carpuela et el Juncal. C'est dans des haciendas de ces localités que sont apparues les premières « bomba ». Hassaurek, diplomate étatsunien enregistre la première bomba en 1883...

La « Bomba », une des manifestations culturelles les plus répandues dans le «Chota» est le résultat d’un processus de métissage culturel qu’ils ont vécu. Les « bombas del Chota » ont mélangé les harmonies indiennes, les refrains apportés par les conquistadors espagnols mais ils ont conservés la prédominance de caractéristiques propres à la musique africaine, que ce soit la force rythmique ou les couplets dont les thèmes s’inspirent de la vie quotidienne. Les formations de « bomba » sont employées pour accompagner le chant par dessus lequel se greffe la percussion de ladite « bomba » (un tambour creux en balsa) et des tambourins. La structure mélodique se distingue par la variation et l’improvisation intimement liées au langage poétique et à la danse. De même, on retrouve la structure binaire dans le groupe avec un soliste auquel répondent les chanteurs/chanteuses du chœur.


Avec le temps, et l’aval des aïeux, les jeunes formations, conservatrices de la tradition “bomba” ont ajouté guitarres, maracasses, guiros, panderetas. Certaines formations un peu plus fortunées ont même des instruments amplifiés, guitarres et basses électriques. Les groupes peuvent utiliser aussi la feuille de « naranjo» ou d’arbre à goyave dont la vibration produit un son proche de celui d’une clarinette. Mais cela est rare et plutôt répandu dans les «Banda Mocha».

Bref, ce qui résulte de ce savant mélange est une musique envoûtante, joyeuse, très rythmée et mélodique avec un fort contenu où chacun peut se reconnaître : l’amour, le travail, la trahison, les rêves sont omniprésents dans leurs chansons. Quelques unes des plus connues sont « Recuerdos de nuestra tierra», « Pasito tun tun », « Pájaro de libre vuelo », « Mi lindo carpuela », "No me case por amor ». Les groupes les plus importants sont : Juventud del Valle del Chota, Ritmo y sentimiento, Grupo Bantu et Marabú bomba dont vous pouvez télécharger l'album "Agua viva" ci dessous.

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June 13, 2007

Super Biton de Ségou : Afro jazz du Mali



Lorsque j'écoute un nouveau CD qui me démonte le système nerveux, je m'assoie et ajoute au plaisir des oreilles celui de l'histoire du groupe. La musique prend une autre dimension quand on connait un peu ceux qui la font, le contexte de la création, etc. Lorsque j'ai découvert le Super Biton de Ségou, j'ai d'abord sauté partout. Puis, j'ai surement lu attentivement toutes les informations tant leur musique est majestueuse. Mais j'ai tout oublié...Je reprends donc les informations d'Aduna, les seules que j'aie trouvées sur le web.

"Le Super Biton de Ségou, issu de la fusion de trois formations, voit le jour peu après l'indépendance du Mali. Son chef d'orchestre est le trompettiste Amadou Bâ, les autres membres les plus connus étant sans doute le chanteur Mamadou Doumbia et le guitariste Mama Sissoko. Rapidement, le groupe raffle les victoires aux différentes Biennales de la Jeunesse et obtient le titre d'Orchestre National. Malheureusement le Super Biton de Ségou ne survivra pas à l'arrivée de la démocratie au Mali, ses membres préférant rapidement voler de leurs propres ailes."


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June 7, 2007

Fast Forward: Ich und Mc Bibabutz



Certains rentrent en ayant fait des folies dans des magasins de fringues qui sentent la sueur d'enfants asiatiques. Récemment j'ai aussi fait une folie: je me suis procuré le très rare album de rap allemand de Fast Forward: Ich und Mc Bibabutz. Cela m'a évidemment coûté la peau des fesses, mais quel plaisir d'écouter ça sur mes JBL L36! Fast Forward (Peter Sreckovic) est un rapeur, Dj et producteur d'Aachen. En tant que membre d'STF (avec Scope et Tuareg), il a été l'un des fondateurs du Hip hop en Allemagne. Pour sortir l'excellentissime "Ich und Mc Bibabutz", il fonde le label "Put Da Needle To Da Records", sur lequel des artistes comme King Kool Savas et Creutzfeld&Jakob sortiront leur première galette.

Disons le tout de suite: l'album est très noir, revendicatif et assez hardcore.Mais Peter Sreckovic rappe terriblement bien et la finition musicale dépote. Comme Freundeskreis, ils ne parlent pas de leurs jogging de marque ou des armées de filles sexy qui leur couraient après, non, non. Pas de ce rap là ici. Un rap sans concession, qui traverse très bien les onze années qui nous séparent de sa sortie. Les germanistes regretteront deux-trois titres en anglais. Mais que ce soit en rock ou en rap, en Allemagne, on hésite toujours entre l'anglais et l'allemand. Dommage...Les meilleurs titres, "Verloren" et "Ich Hoffe die Radiosender lassen diese Platte spielen" sont en allemand.


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June 4, 2007

Spi et la Gaudriole: en avant baléti !



Groupe de musique tribale à danser, à chanter, Spi et la gaudriole est un groupe puissant, festif mais acoustique. C'est de la musique traditionnelle du Languedoc-Roussillon...un coin de l'Occitanie, là ou j'ai eu la chance de grandir et où le ciel est bleu comme sur la pochette ! Spi et la gaudriole, c'est Jean Michel Poisson, anciennement dans le groupe Punk Oth puis aussi chez les Naufragés, accompagné par de très bons musiciens.

Spi et la gaudriole c'est aussi des paroles oniriques, mélange de magie, de surréalisme, de joie de vivre...de ruralité moderne. Leur musique garde une énergie intense de par les mélodies des vielles à roue, les percussions et la voix limpide de Spi. L'album de 2003, "en avant baleti" est excellent et celui de 2007, "tribalités" est tout aussi bon. Je vous les conseille vivement (dans toutes les discothèques "world" qui se respectent). On ne peut pas s'empécher de monter le son, et de danser en rond au son des vielles à roue qui dépotent !!

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June 3, 2007

Freundeskreis: Die Quadratur des Kreises



1996. Arrivé fraichement des côteaux du Tarn, je débarque en banlieue de Stuttgart qui vivait alors son "boom du hip hop". Les amis avec qui je traine dans les rues souabes me font découvrir ni une ni deux, non seulement quelques références du hip hop français, mais aussi du hip hop allemand. Freundeskreis développe un discours intelligent, imagé et pas trop prétentieux, chose appréciable dans le milieu du rap. Le titre que je présente aujourd'hui est issu de "Die Quadratur des Kreises" chez FOUR music, die Schoss der Kolchose.

"Wenn den Vorhang fählt" est un titre musicalement simple (un loop de guitarre, un beat classique et une flute), un peu comme le "sure shot" des Beastie boys, mais en beaucoup moins agressif et moins rapide. On retrouve par contre un côté rude avec la langue allemande qui claque dans le flow du chanteur supporté par trois accords simplissimes en ritournelle. Le thème est bien résumé par le refrain: "Quand le rideau tombe, regarde dans les coulisses, les méchants sont souvent bons et les bons sont des raclures, aveuglés par le scénario on r'connait rien, les vrais drames ne déroulent pas sous les projecteurs" (évidemment, ça sonne mieux en allemand). Mais bon, je vous laisse écouter.

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June 2, 2007

Tierra Caliente: marimba de Ecuador




Difficile de trouver un morceau pour le premier billet de ce blog. J'imagine qu'il en sera ainsi souvent lorsque je posterai toutes sortes de musiques: cumbia, afrobeat, electro, rap, chansons, funk, enregistrements personnels, concerts pirates, etc...

La marimba viendrait du Nigéria. Nous voilà en Equateur avec Tierra Caliente, un groupe de la province d'Esmeraldas (si je ne me trompe pas...). L'originalité de ce groupe tient à son son très traditionnel: lorsque l'on cherche des enregistrements de marimba, on se frotte toujours à des titres kitchisants au possible, là à cause de l'ajout d'un synthé, là à cause du mixage, là à cause de va savoir quoi !

Sur ce titre, il y a en plus de l'authenticité, un métissage: la marimba et les percussions de la province noire rejoignent le violon et la flute de pan des Andes. Mais la flute de pan joue la rythmique seulement et le violon (Segundo Conejo ?) une mélodie lancinante et un peu mélancolique.

Un morceau à écouter le soir. Pour planer.

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October 17, 2006

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